Fabriqué dans notre atelier près d'Avignon
Entre la sagesse qui cache et l'audace qui trahit, nous avons ouvert un troisième terrain.
Dans les années 70, la lingerie française se partageait en deux camps. D'un côté, les grandes maisons : techniquement irréprochables, mais trop sages pour oser quoi que ce soit. Des coupes classiques, une féminité rassurante, un corps plus caché qu'offert. En face, le bas de gamme, qui osait parfois, mais dans des matières qui ne tenaient pas, cousues à l'autre bout du monde. Il n'y avait pas de lingerie sexy haut de gamme. Cette catégorie n'existait tout simplement pas. En 1975, Martine et Jean-Michel Daumas ont décidé de l'inventer. Ils ont ouvert leur atelier dans le sud de la France, ont choisi les dentelles les plus fines qu'on pouvait trouver en Europe, et ont pris un parti que personne d'autre n'avait osé prendre : faire du sexy chic, avec de l'audace dans les formes et aucune concession sur la matière. Cinquante-et-un ans plus tard, c'est encore ce qui définit la maison.
Où nous en sommes dans la lingerie française
Ce qui fait la différence, dans la main
Trois choses séparent une pièce Lola Luna d'une pièce industrielle. Elles ne sautent pas aux yeux sur une photo. Elles se sentent dès le premier contact avec la peau.
La dentelle française, et particulièrement celle de Calais et de Caudry, est reconnue comme la plus fine au monde. Son dessin est plus net, son tombé plus souple, sa tenue plus longue dans le temps. Une dentelle industrielle, même bien imitée, perd son relief au bout de quelques lavages. Une dentelle française bien choisie garde son grain pendant dix ans. C'est toute la différence entre une pièce qu'on remplace chaque saison et une pièce qu'on garde.
Sur une chaîne industrielle, une pièce de lingerie est produite en quelques minutes. Dans notre atelier, elle passe entre plusieurs mains pendant plusieurs heures : coupe, assemblage, finitions, contrôle. À chaque étape, la couturière ajuste, corrige, reprend si nécessaire. Le résultat est moins standardisé, plus proche du corps qui va le porter, et tient bien mieux dans le temps. C'est aussi pour cette raison que nous ne produisons pas en grande série.
Un atelier qui coud à la main ne peut pas sortir dix mille pièces par mois, et nous n'avons jamais cherché à le faire. Nos collections sortent en petites séries. Une fois la série épuisée, le modèle n'est généralement pas refait à l'identique. C'est une contrainte que nous avons choisie : elle garantit que chaque pièce garde son caractère rare, et que celles qui la portent ne la retrouvent pas à tous les coins de rue.
Trois paris que personne d'autre n'a pris
Pas seulement des produits. Des paris. Trois moments où la maison a proposé quelque chose qui n'existait nulle part ailleurs. Tous cousus dans le même atelier, avec les mêmes dentelles.
Le mini-string
Le coupeur travaillait sur des bodies en belle dentelle. Il restait de jolies chutes. Il dit à Jean-Michel : "C'est dommage de les jeter." Jean-Michel lui répond : "Faisons des tout petits strings. On les mettra dans un panier au magasin, on verra bien." Tout est parti en quelques jours. Le mini-string haut de gamme venait de naître, dans une catégorie que personne ne proposait.
Le maillot NENA
Une couverture de Paris Match. Une femme y avait roulé son maillot une-pièce sur les hanches. Jean-Michel voit l'image et l'idée lui vient tout de suite : faire un deux-pièces conçu pour se rouler naturellement sur la hanche, dans un tissu qui épouse la ligne sans la serrer. Le NENA a signé le premier grand succès de la maison, au Salon de la Lingerie à Paris.
Le string ouvert haut de gamme
La pièce la plus audacieuse du marché, mais cousue dans les mêmes dentelles françaises que nos parures, avec les mêmes finitions. Là où d'autres auraient fait un coup facile dans une matière bas de gamme, la maison en a fait une vraie pièce Lola Luna. La provocation tient quelques mois. La matière, elle, tient dix ans. Le string ouvert est devenu l'une des signatures de la maison.
Le mini-string
Le coupeur travaillait sur des bodies en belle dentelle. Il restait de jolies chutes. Il dit à Jean-Michel : "C'est dommage de les jeter." Jean-Michel lui répond : "Faisons des tout petits strings. On les mettra dans un panier au magasin, on verra bien." Tout est parti en quelques jours. Le mini-string haut de gamme venait de naître, dans une catégorie que personne ne proposait.
Le maillot NENA
Une couverture de Paris Match. Une femme y avait roulé son maillot une-pièce sur les hanches. Jean-Michel voit l'image et l'idée lui vient tout de suite : faire un deux-pièces conçu pour se rouler naturellement sur la hanche, dans un tissu qui épouse la ligne sans la serrer. Le NENA a signé le premier grand succès de la maison, au Salon de la Lingerie à Paris.
Le string ouvert haut de gamme
La pièce la plus audacieuse du marché, mais cousue dans les mêmes dentelles françaises que nos parures, avec les mêmes finitions. Là où d'autres auraient fait un coup facile dans une matière bas de gamme, la maison en a fait une vraie pièce Lola Luna. La provocation tient quelques mois. La matière, elle, tient dix ans. Le string ouvert est devenu l'une des signatures de la maison.
Même atelier. Même équipe. Même exigence.
Cinquante-et-un ans après la première pièce coupée à la main sur une table de cuisine aux Angles, la maison n'a pas changé de lieu. L'atelier est le même. La plupart des couturières y travaillent depuis plus de dix ans. Les dentelles continuent de venir de France, les pièces continuent d'être cousues à la main, et les séries restent limitées. En 2025, Martine et Jean-Michel ont transmis la maison à Christophe Michelant. Ils ne cherchaient pas un styliste, la création, elle, est déjà dans l'atelier. Ils cherchaient quelqu'un qui saurait porter l'ensemble, l'entretenir, et le protéger. Christophe est un commerçant, formé à l'économie, avec derrière lui vingt ans de terrain et de distribution à l'international. Il voulait reprendre une maison vivante, où tout le cycle se fait au même endroit, de la matière à la cliente. Lola Luna correspondait à ce qu'il cherchait. Il l'a dit ainsi : "Mon ambition n'est pas de devenir la grande marque qui concurrence les cadors du secteur. C'est de durer, de continuer à faire plaisir à nos clientes, et de faire en sorte que nos salariées continuent de venir travailler avec l'envie et le sourire." C'est une phrase rare dans une reprise d'entreprise. Elle en dit long sur la façon dont la maison va continuer son chemin.






